«Je suis très préoccupé par la situation des jeunes à Lac-Mégantic depuis la tragédie…» -Ronald Martel

La Direction de la santé publique de l’Estrie a publié, vendredi dernier, les résultats de la quatrième étude de la Chaire de recherche sur les événements traumatiques, la santé mentale et la résilience de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), sur les impacts du déraillement de train sur les jeunes de 10 à 25 ans à Lac-Mégantic.

Un jeune sur trois, dans cette catégorie d’âge, aurait eu des pensées suicidaires, depuis le début de la dernière année, une conséquence persistante de cette tragédie du 6 juillet 2013. «Je suis bouleversé et très préoccupé par la situation des jeunes à Lac-Mégantic, car je suis moi aussi un parent. J’en ai eu trois jeunes et je ne voudrais pas que mes enfants aient des idées de se suicider. Je tiens à mes enfants et, par extension, à tous les enfants de Lac-Mégantic, qui ont droit à une belle enfance et à un bel avenir», a déclaré le candidat à la mairie, Ronald Martel.

«En tant que maire de Lac-Mégantic, si je suis élu le 5 novembre prochain, je devrai y voir rapidement, en priorité, pour améliorer le contexte, l’environnement et le cadre de vie des jeunes de ma ville natale. Je vais travailler à devancer l’échéancier de la construction de l’Espace jeunesse, pour que les jeunes de 10 à 25 ans aient un endroit à eux, pour se rencontrer, discuter entre eux, écouter de la musique, danser, faire du «skate» s’ils le désirent, tenir des activités par eux et pour eux, avec de l’animation à leur goût, un espace qui sera leur petit paradis, qu’ils n’auront pas peur de fréquenter.»

«Je ne peux accepter que les jeunes ayant répondu au sondage se disent inquiets dans leur ville et qu’un certain nombre d’entre eux aient l’intention de quitter Lac-Mégantic au cours des trois prochaines années. C’est une triste réalité. Je ne me mettrai pas la tête dans le sable comme certains qui jouent à l’autruche et pour qui tout est beau et parfait à Lac- Mégantic!»

Pour ce qui est des adultes, la situation n’est guère meilleure, car 40 pour cent des personnes fortement exposées à la tragédie continuaient de présenter une détresse psychologique, ce que dévoilait l’étude de janvier 2017.

Source: Ronald Martel