TOUT EN RASSURANT LES EMPLOYÉS MUNICIPAUX: Ronald Martel va résoudre l’impasse de la caserne de pompiers

Le candidat à la mairie Ronald Martel s’est dit optimiste quant au projet controversé de caserne des pompiers à Lac-Mégantic, à la veille de l’élection municipale du 5 novembre prochain. S’il est élu, il entend suggérer une solution pour sortir le projet dans l’impasse où le dernier conseil l’a enlisé.

«Le projet de nouvelle caserne de pompiers a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le projet ne fait pas l’unanimité, parmi les citoyens de Lac-Mégantic, surtout au sujet du site imposé par le dernier conseil municipal», a-t-il indiqué.

«De plus, le coût de 4,4 millions de dollars évalué, me dit-on, serait financé par un programme provincial assurant 65 pour cent du montant – cela pourrait aller jusqu’à 70 pour cent, paraît-il -, ce qui signifie que près de 1,5 millions de dollars s’ajouteraient à la dette à financer
par Lac-Mégantic.»

«Il existe une solution beaucoup moins coûteuse que je veux suggérer, soit agrandir et mettre aux normes la caserne existante à l’hôtel de ville. C’est possible de l’agrandir, il y a amplement de terrain dans le stationnement et cela occasionnerait une dépense moindre que 4,4 millions de dollars. Cela éviterait d’utiliser le terrain longeant la rivière, sur la rue Komerey, où il serait difficile de sortir le très long camion reçu en cadeau de la ville de Hamilton, par la rue Papineau trop étroite, nécessitant un virage problématique à 45 degrés.»

RASSURER LES EMPLOYÉS MUNICIPAUX

Par ailleurs, M. Martel a tenu à faire le point au sujet de ses déclarations concernant le trop grand nombre d’employés à la Ville de Lac-Mégantic.
«C’est important pour moi de rassurer les employés municipaux. Je n’ai jamais dit que je veux vider l’hôtel de ville ni couper tous les postes de tous les départements et services. Je n’ai même pas parlé de coupures. Malhonnêtement, on me prête des intentions qui me font passer pour un gestionnaire incompréhensif», a-t-il fait valoir.

«Au contraire, je vais travailler en équipe avec les employés municipaux. Je suis un gars d’équipe. Mais je vais également œuvrer dans l’intérêt des Méganticois. Cela signifie qu’il faut réduire le budget annuel, les 16,7 millions que l’on dépense chaque année à Lac- Mégantic et qui supposent 16,7 millions de revenus pour équilibrer le budget, obligatoirement.

C’est ce que veut la population, les Méganticois me l’ont confirmé quand je les ai rencontrés pendant mon porte-à-porte électoral.»

«Il faut ramener les chiffres du budget à des proportions plus raisonnables, avec du bon jugement. Comme la population sera derrière moi, nous voulons travailler dans son intérêt, avec du courage, pour ramener le budget à un niveau plus acceptable pour une petite ville comme la nôtre, ce qui permettra de réduire les taxes, petit à petit, et à la dette, qui est énorme, de se résorber éventuellement», a continué Ronald Martel.

«Nous allons analyser rapidement la situation et l’ampleur de la fonction publique municipale, avec beaucoup d’attention. Les postes pourraient ainsi ne pas être remplis, par attrition, quand un titulaire prendrait sa retraite. De plus, les postes ajoutés à la suite de la tragédie du 6 juillet 2013, pour des raisons évidentes de réponse à la demande en situation de crise, pourraient être éliminés pour revenir à la normale, quatre ans et demi après la tragédie.»

«Il faut également revoir les façons de travailler pour initier certaines économies possibles. Et quand on se fait répondre : «Ça ne coûte rien à la Ville, car c’est Québec qui paye!» Il faut faire attention, car quand Québec paye, c’est aussi nos taxes, les taxes des Québécois et des Méganticois, qui payent.

Il faut aussi savoir admettre que le gouvernement achève de payer pour Lac-Mégantic, quatre ans et demi après la tragédie et que la manne va cesser de tomber, probablement lors d’un jour pas si lointain. Travaillons déjà à ramener les choses à la normale avant d’avoir une mauvaise surprise!», a conclu le candidat Martel.