Le boxing day, le boxing day avant Noël, le vendredi fou, bientôt le vendredi bleu! À quand Noël à l’Action de grâce?

Le monde de la vente durant la période des Fêtes a beaucoup changé, les plus vieux auront connu les boxing day le lendemain de Noël, profitant des spéciaux. Par la suite, nous avons connu le boxing day avant Noël avec les mêmes spéciaux, mais deux semaines avant Noël. Aujourd’hui c’est la dernière semaine de novembre que commencent les spéciaux pour les Fêtes, avec le vendredi noir (fou) et j’ai même vu un message télé hier d’un magasin de meubles qui disait de ne pas attendre le vendredi fou pour les spéciaux, d’en profiter maintenant!

Déjà que le père Noël côtoie les monstres de Halloween avant Noël et perd sa barbe le lendemain de Noël pour un cœur de la St-Valentin, qui lui fréquentera les chocolats de Pâques. On comprend que les grandes chaînes de magasins pressent le citron des Fêtes pour faire des ventes obligeant ainsi de plus petits commerces à suivre la parade, les forçant à réduire le prix de la marchandise des semaines avant les Fêtes, réduisant ainsi les profits. Plusieurs s’ennuient des bons vieux boxing day! De plus il y a beaucoup de magasins qui continuent leurs ventes jusqu’à la fin janvier.

Selon des études, les habitudes de consommation ont changé au Québec comme ailleurs, avec l’achat en ligne. Plusieurs mentionnent que les sites de ventes en lignes des grande chaînes de magasins sont les premiers à profiter des promotions comme le vendredi noir. D’ici 10 ans, à moins d’inventer une nouvelle fête avant Noël, nous verrons peut-être des ventes avant Noël à notre Action de grâce et gardez en mémoire qu’en juillet, il y a des ventes durant le Noël des campeurs…

Cette vente à rabais qui se déroule un mois avant Noël oblige des commerces à laisser les spéciaux jusqu’aux Fêtes et graduellement diminuent du même coup l’effet du Boxing Day auquel nous étions habitués.

Petites comme grandes surfaces au Québec ont adopté aujourd’hui une journée spéciale les obligeant à faire des rabais un mois à l’avance, diminuant les profits de l’entreprise passant du vendredi noir au mois rouge! Si certains aimeraient passer tout droit à cette mode, ils ne pourront le faire tant et aussi longtemps que la compétition le fera…

Dans certains pays européens, prenons comme exemple les boutiques de vêtements qui ne font que 2 ventes par année, et pourtant la vente en ligne est pratiquée deux fois plus qu’au Québec.

Si toutes ces journées spéciales de ventes réduisent la marge de profit des magasins et boutiques, le consommateur lui profite de ces spéciaux qui très souvent sont de 20, 30 et des fois 50%. Il ou elle attendra cette journée de promotion avant d’acheter, ce qui réduit l’achalandage les jours avant cette promotion.

De plus en plus, on peut voir des campagnes d’achat local dans les régions pour éviter l’achat à l’extérieur (Grand Centre) mais aujourd’hui, acheter ailleurs se fait à partir de son cellulaire en regardant la télé dans son salon. Souvent des gens nous disent :  »Je suis allé à St-Georges ou à Sherbrooke et j’ai rencontré beaucoup de monde de Lac-Mégantic », mais en semaine regardez le nombre de véhicules UPS, Puroletor, Dicom et de la Poste qui livraient auparavant à des entreprises, se rendre maintenant à des résidences privées pour livrer des colis.

Bien malin, celui ou celle qui saura freiner cette hémorragie de vente en promotion et de l’achat à l’extérieur, c’est un peu le combat de David contre Goliath, mais gardons quand même espoir, c’est David qui avait gagné!

D’où vient ce vendredi noir (fou)

Ce vendredi le 24 novembre prochain les gens profiteront des spéciaux du vendredi fou. Le vendredi noir (fou) est notre version au Québec du Black Friday aux États-Unis qui depuis plusieurs années se déroule toujours après la Thanksgiving, fête qui aux USA est pratiquement plus populaire que Noël.

Aujourd’hui « Black Friday » désigne le lendemain du repas de Thanksgiving, un grand jour de soldes pour lancer la saison des achats aux États-Unis.

Il a été utilisé pour la première fois dans les années 1960 pour désigner l’achalandage piétonnier et automobile lors du début des emplettes de Noël. Quelques années plus tard, les commerçants utilisèrent le terme afin de désigner la sortie « du rouge de leurs profits » pour « retourner dans le noir ». On relate qu’à une époque où la comptabilité était tenue à la main, les comptes étaient écrits en rouge, car déficitaires, toute l’année jusqu’à ce fameux vendredi. Les achats du lendemain de Thanksgiving permettaient de sortir « du rouge », faisant passer les comptes en positif, ce qui permettait de les écrire à l’encre noire, d’où le terme de vendredi noir.

Au Québec, l’arrivée du vendredi fou gagne en popularité même si Thanksgiving n’est pas fêtée ici  à cette date. Cependant, selon des études, les ventes durant la période de Noël elles diminuent de 2 à 3 % et beaucoup de Québecois aujourd’hui magasinent en ligne le jour du vendredi fou.

Par : André Lapierre